À propos


Créatrice de bijoux artisanaux née à Paris en 1986, j’ai grandi à la campagne, entre ville et nature, liberté et raffinement. Très tôt, j’ai ressenti le besoin irrépressible de créer avec mes mains. Petite, je passais des heures avec ma mère à expérimenter toutes sortes de techniques artistiques : papier mâché, modelage, découpages… Elle me transmet aussi le savoir-faire qu’elle exerce pour SIECLE Paris, comme la dorure sur bois ou sur verre, et l’art délicat du papier découpé.

Travailler la matière, c’est aussi apprendre à écouter et à observer avec patience. Chaque pierre a sa propre personnalité — certaines appellent la sobriété, d’autres réclament une mise en scène plus affirmée. En tant que créatrice de bijoux artisanaux, je passe parfois des heures à chercher la bonne combinaison : la forme qui va avec cette turquoise, le fil qui mettra en valeur cette perle keshi. Ce dialogue constant entre la créatrice et la matière, c’est ce qui rend chaque pièce vivante et unique. Rien n’est calculé à l’avance. Tout se révèle en faisant, tel une sculpture.

Ce goût de l’artisanat, du geste et de la matière ne m’a jamais quittée. Je voulais déjà, très jeune, créer mon propre univers. À 19 ans pourtant, je sens que tout va trop vite. Alors je prends une respiration : je mets mes projets en pause le temps de partir seule en Asie du Sud-Est. Trois mois de voyage pour me décentrer, m’ouvrir au monde et revenir avec une énergie nouvelle.

De retour à Paris, créatrice de bijoux artisanaux dans l’âme, je me forme sérieusement. Les Ateliers de Paris d’abord, pour le geste et la matière. L’École du Louvre pour l’histoire de l’art et du bijou. L’Institut National de Gemmologie de Paris pour apprendre à lire les pierres — leur origine, leur caractère, leur âme. Puis l’IESA pour approfondir mon expertise en objets d’art. Chaque formation ajoute une couche à ce que je veux créer.

En octobre 2007, je fonde ma société et installe mon tout premier corner rue du Bac, dans la boutique familiale SIECLE Paris. Quelques mois plus tard, ma participation au salon Bijorhca à Paris me donne l’élan nécessaire : mes bagues sont repérées par H.P.F., un concept store raffiné à Tokyo. L’aventure s’ouvre à l’international — et avec elle, ma première parution dans la presse étrangère.

Au fil des années, les techniques s’accumulent naturellement, au gré des rencontres et des envies. L’émail sur cuivre d’abord — ses couleurs profondes, ses jeux de transparence. Puis la feuille d’or 24 carats, le lien crocheté, la résine époxy. Le vermeil et l’argent massif 925 deviennent mes matières de prédilection. Chaque nouvelle technique élargit le vocabulaire sans trahir l’intention.

Depuis, je crée des bijoux fantaisie avec la même joie qu’aux premiers jours. Chaque pièce est une invitation à la poésie, à la légèreté, au détail qui transforme une silhouette. J’espère qu’ils vous apporteront autant de bonheur à les porter — ou à les offrir — que j’en ressens à les imaginer et les fabriquer.

Aujourd’hui les créations Salomé Osorio s’exposent et se vendent dans plusieurs espaces : une boutique dans le 7ème arrondissement de Paris, des salons, et des co-showrooms à l’international — Milan, New York, Madrid. La même aventure commencée rue du Bac, qui continue de s’écrire au-delà des frontières. Les bijoux voyagent, trouvent leurs propriétaires, racontent des histoires nouvelles.

Créatrice de bijoux artisanaux

Je suis aussi le modèle de mes créations. Je pose moi-même pour certaines séances photo — parce que porter ses propres bijoux, c’est la meilleure façon de montrer ce qu’ils sont vraiment, ce qu’ils dégagent, ce qu’ils font ressentir. Pas de mise en scène artificielle : juste les pièces, sur une peau, dans la lumière naturelle.