Le mot bijou, tout comme joyau, puise ses origines dans la notion de joie – il serait issu du breton bizou, et partage des racines communes avec le latin gaudium, signifiant plaisir ou réjouissance. En italien, il évoque également le jeu et la jouissance, soulignant ainsi l’aspect ludique, sensuel et émotionnel de l’objet précieux.
Sur le plan étymologique, il convient de distinguer le bijou en tant qu’objet décoratif autonome du bijou en tant qu’accessoire. Cette distinction, soulignée dans le Dictionnaire International du Bijou, oppose d’une part les ornements portés directement sur le corps – comme les bagues, boucles d’oreilles ou colliers – à ceux qui viennent orner un vêtement, tels que les broches ou épingles. Le premier pare la peau, le second complète l’apparat vestimentaire.
Enfin, la bijouterie se définit strictement comme l’art de travailler les métaux précieux : l’or, l’argent et le platine. Selon la SEMA (Société d’Encouragement aux Métiers d’Art), « le bijoutier conçoit, réalise, répare, entretient et transforme des bijoux en métaux précieux », affirmant ainsi un savoir-faire artisanal exigeant, au croisement de la création artistique et de la tradition.
