Au XIXe siècle, cette dynamique se confirme avec l’essor de la notion de pierre semi-précieuse. L’usage de matériaux dits décoratifs – onyx, corail, pierre de lave, etc. – se généralise, élargissant encore l’univers esthétique du bijou non-précieux.
Parallèlement, les techniques de dorure et d’argenture évoluent, offrant une palette de finitions toujours plus variée. Le bijou se libère peu à peu de sa dépendance à la valeur intrinsèque de ses composants pour devenir un objet de création, de mode et parfois même d’avant-garde.
La bijouterie fantaisie fut baptisée ainsi à la suite de l’Exposition universelle de 1900 à Paris. Les paruriers, regroupant alors les fabricants et commerçants d’articles de mode tels que boutons, boucles, accessoires pour les cheveux et bijoux d’imitation, y firent une apparition remarquée grâce à la diversité des matériaux utilisés.
Un an plus tard, la chambre syndicale comprend qu’il faut aussi concevoir le bijou non précieux comme créatif, et non plus seulement comme l’imitation des parures de pierres fines. Alexandre Piel voyait la bijouterie fantaisie comme « un ensemble de métiers qui concourent, par la mise en œuvre des matières les plus diverses, à la parure de la femme. »
Au cours du siècle, cette définition englobe deux catégories distinctes : le Bijou Fantaisie-Pacotille et le Bijou Fantaisie-Créatif. On y reviendra plus tard.
