Entre 1910 et 1970, la mode connaît une véritable révolution. Le vêtement ne se suffit plus à lui-même : il devient un élément de mise en scène, un sujet vivant, sublimé lors de défilés où l’accessoire joue un rôle fondamental. Sacs, chaussures, chapeaux et bijoux accompagnent les silhouettes et participent à l’élaboration d’un univers esthétique cohérent.
En ce qui concerne les bijoux, les couturiers collaborent étroitement avec les paruriers, artisans spécialisés dans l’ornementation de la mode. Le terme parurier désigne un ensemble de métiers d’art, parmi lesquels le brodeur, le plumassier, le boutonnier, le bottier, ou encore le créateur de bijoux fantaisie. Ces pièces, réalisées en lien direct avec les maisons de couture, sont pensées comme des compléments de défilé, au service du style, de l’esprit et du rythme des collections.
Après la présentation en podium, certaines de ces créations donnent lieu à des multiples — des séries plus accessibles destinées aux boutiques attenantes aux grandes maisons.
